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A découvrir en chemin : Dans Plombières-lès-Dijon

1Ancienne gare et port du canal

Plombières-lès-Dijon fut un lieu de passage privilégié. Routes, voies ferrées et canal traversent la bourgade. L'arrivée de l'autoroute a bouleversé le trafic routier.
Aujourd'hui, la gare de la ligne d'Epinac a été réhabilitée et sa marquise a disparu. La maison du garde barrière est toujours là. Mais du côté de la grande ligne de Paris, la gare a été détruite. Pour sa part, le port du canal n'est plus actif que pour le tourisme. Au bord du canal, on trouve pourtant une borne posée en 1835 donnant la distance parcourue depuis Laroche. Ces bornes implantées tous les cinq kilomètres servaient au calcul des droits de navigation.
 
Extrait de "Curieux de Côte-d'Or" avec l'autorisation de André Beuchot. Tous droits réservés.
Patrimoine dans Plombières

2Moulin Tamiset

Deux bras de l'Ouche traversent la cité. Le bief qui passe au centre, creusé à bras d'hommes, alimentait les nombreux moulins.
Il ne subsiste du moulin Tamiset, que la voute qui enjambe le bief. Il fut d'abord une papeterie connue au XVe. Suite à la Révolution, la papeterie ne pouvant plus honorer ses dettes est vendue en 1807. En 1810, une filature de coton s'installe dans les bâtiments.
 
Extrait de "Curieux de Côte-d'Or" avec l'autorisation de André Beuchot. Tous droits réservés.
Patrimoine dans Plombières

3Maison Dodoz

Au bord du bief, près du pont principal, la maison Dodoz, nom d’un ancien propriétaire, est aussi appelée "propriété Portalis", nom d'un autre propriétaire, magistrat au XIXe. Elle ne manque pas d'allure avec son toit couvert de tuiles vernissées, son pavillon latéral avec terrasse et ses chiens-assis "Belle Époque". Des arcades dominant le bief de l'Ouche supportent une terrasse d'où un pont rejoignait les jardins en rive droite. Des lavoirs étaient implantés dans certaines arcades. La maison du jardinier fut vendue à la municipalité en 1863 pour en faire une salle d'asile transformée aujourd'hui en salle des fêtes.

Extrait de "Curieux de Côte-d'Or" avec l'autorisation de André Beuchot. Tous droits réservés.

 

Patrimoine dans Plombières

4Maisons de maître

Au XVIIIe, le nombre de maisons de maître et maisons de plaisance était si important qu'on surnommait la ville le "Petit Versailles".
Face à la mairie au fier fronton édifiée au milieu du XIXe, se trouvait même "l'Hôtel du Petit Versailles". On repère toujours ces riches demeures en flânant au fil des rues, et voici les principales.
 
Extrait de "Curieux de Côte-d'Or" avec l'autorisation de André Beuchot. Tous droits réservés.
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5Résidence des évêques de Dijon

Construite au début du XVIIIe, la résidence des évêques de Dijon, dont monseigneur de Vogüe, est protégée par de belles grilles en fer forgé. Couverts de tuiles vernissées, les bâtiments s'organisent autour de la cour d'honneur tandis qu'un vaste parc s'étend jusqu'à l'Ouche. À la fin du XIXe, le domaine est complété par des constructions supplémentaires. Après la Révolution, la propriété fut transformée en séminaire en 1821. Pendant la guerre de 1870, le séminaire servit d'hôpital militaire. En avril 1871, remis en état, il rouvre ses portes jusqu'en 1911, accueillant entre autres, le célèbre Chanoine Kir. La tradition affirme que dès ces années-là, en observant la rivière, il imagina la possibilité de créer un lac. Le séminaire sera ensuite transféré à Flavigny-sur-Ozerain. La propriété est alors acquise par le département. En juin 1914, les locaux sont prêtés à l'Administration de la Guerre qui y installe un dépôt, un hôpital-militaire franco-américain puis un centre d'instruction de l'artillerie. L'armée utilise la chapelle comme entrepôt de ciment ! En 1946, la compagnie CRS 81 s'y installe, puis en 1962, la compagnie CRS 40. Enfin, en 1989, le ministère de l'intérieur rachète les bâtiments au département. Malgré ses diverses occupations, la résidence a conservé de belles boiseries et des décors en stuc.

Extrait de "Curieux de Côte-d'Or" avec l'autorisation de André Beuchot. Tous droits réservés.
Patrimoine dans Plombières

6Maison des Gauthier

Séparée du château des évêques par le bief de l'Ouche, la maison des Gauthier, Conseiller du Roi Louis XIV, Maître en la Chambre des Comptes, fut dressée au XVIIe. On raconte qu'en 1674, tandis que Louis XIV guerroyait en Franche Comté, le Dauphin âgé de 13 ans séjournant à Dijon, gagna Plombières pour visiter la maison Gauthier. Très honoré Jean Gauthier, fit dresser dans le parc un obélisque en pierre pour perpétuer le souvenir de cette visite. Le monument sera détruit en 1791. Pierrette Gauthier, soeur de Jean, hérita du domaine en 1701 et fit édifier une chapelle. En 1848, un projet d’installation des nouvelles écoles dans les bâtiments est envisagé puis, trop couteux, abandonné. La propriété rachetée par Jules Grenier Gustelle en 1858 est profondément modifiée, une nouvelle maison bourgeoise remplaçant une partie des constructions.
 
Aujourd'hui, l'ensemble comprend la chapelle accolée au colombier rond XVIIe et deux bâtiments des XVII et XIXe. Depuis les jardins, on admire l'alignement de bustes nichés dans des niches du premier et le toit en tuiles vernissées du second.
 
Extrait de "Curieux de Côte-d'Or" avec l'autorisation de André Beuchot. Tous droits réservés.
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