Sur les traces de Vercingétorix

A découvrir en chemin : La statue de Vercingétorix

1Sa réalisation

En 1862, Napoléon III décide de faire ériger à ses frais, au sommet du Mont Auxois, une œuvre monumentale pour estampiller le site d’Alésia. La réalisation de la statue proprement dite, a été confiée à Aimé Millet, le socle est l’œuvre de Violet le Duc, la réalisation technique assurée par la maison Monduit & Béchet de Paris, qui a également réalisé la statue de la Liberté de New-York. Elle est faite de plaques de cuivre repoussé fixées sur une armature métallique, conçue dit-on, par Eiffel, mais rien ne l’atteste. Les mauvaises langues affirment qu’elle est si légère qu'il a fallu la lester de pierres pour qu'elle résiste aux vents de l'Auxois ! Elle fut érigée le 27 août 1865. Le journal, "l'Écho de l’Auxois", raconte que sur le passage du cortège venant de Paris avec la statue, des villageoises se jetèrent à genoux. Elles avaient cru comprendre qu'il s'agissait de "saint Gétorix". Un saint qu’elles ne connaissaient pas plus que le chef Gaulois. Mais dans le doute, pas question de risquer de se faire rappeler à l’ordre par le curé.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
La statue de Vercingétorix

2Le sujet de quelques critiques

Cette belle statue fit l’objet de quelques critiques. Reconnaissons-le, les traits de Vercingétorix semblent inspirés par ceux de Napoléon III jeune. Demande de Napoléon ou clin d’œil du sculpteur ? Mystère !

De plus, selon les historiens, Vercingétorix, aristocrate Gaulois, était sans doute un homme soigné, sans moustache, aux cheveux courts. L'épée est un modèle de l'âge du bronze et les bandes molletières sont mérovingiennes. Les Gaulois portaient des braies, pantalons à rayures ou à carreaux et n’en avaient nullement besoin. Enfin, il est fort probable que sa cuirasse ait été une cotte de mailles, invention celtique.

Les trous que l’on observe sur le bas de sa tunique sont des impacts de balles, résultat de l’entraînement au tir de soldats allemands lors de la guerre 39-45.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
La statue de Vercingétorix

3Son inauguration

L'œuvre en place, on parle d'inauguration. Ministre des Beaux-Arts et président du Conseil Général de la Côte-d'Or, le maréchal Vaillant, prépare un discours. Le compositeur Léo Delibes, connu pour son célèbre opéra, Lakmé, compose une cantate de circonstance. L'empereur hésite. La guerre de 1870 arrive. Après la capitulation, il est fait prisonnier. En mars 1871, déchu, il s'exile en Angleterre où il meure en janvier 1873. Des années après, on reparle enfin d’une cérémonie en 1897. Une souscription est lancée. Mais une nouvelle guerre approche. Après les ravages de la première guerre mondiale, les fonds recueillis servent aux prisonniers de guerre de Semur-en-Auxois et de Dijon. Il faudra patienter jusqu'au le 6 septembre 2015 que la statue soit enfin inaugurée à l'occasion de son 150eme anniversaire.

Dans l'attente d'un nouveau musée, le déroulé du siège, les armements gaulois et romains, l'histoire de la statue sont expliqués au Muséoparc Alésia.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
La statue de Vercingétorix
Inscriptions sur la statue de Vercingétorix

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