Sur les traces de Vercingétorix

A découvrir en chemin : Le chanoine Kir

1Le fil de sa vie

On remarque sur le côté de l’église Saint-Léger, abrité dans une niche, le buste du chanoine Félix Kir, né à Alise-Sainte-Reine le 22 janvier 1876. Sa maison natale se trouve rue de l'Hôpital, à deux pas de la chapelle Sainte-Reine. Ordonné prêtre en 1901, curé de Drée,  Bèze, Nolay…, député de 1945 à 1967, maire de Dijon de 1945 à sa mort le 25 avril 1968, il est inhumé dans le cimetière de la commune. 

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.

Maison natale du chanoine Kir

2Le chanoine et le kir

Dans les faits, il semble qu'au bar de l'Assemblée, le chanoine député Kir avait coutume de commander ce fameux mélange cassis / aligoté. D'autres firent de même, commandant le cocktail de Kir" qui finalement devint, le Kir.

Personnage caricatural de l'histoire de Dijon. Avant d'arriver au cœur de la Côte d'Or, ce "bon" curé officia à Nolay. Certains pensent qu'il découvrit là-bas la recette qui le rendra célèbre. Dans l'arrière côte de Beaune, avant d'aller affronter les froidures de l'hiver, les vignerons avaient coutume de se jeter derrière le gosier une bonne petite "pucelle". Entendez par là un mélange maison fait d'un tiers de cassis et de deux tiers de marc de Bourgogne. Mélange détonnant ! Pourtant, la quantité de cassis tuant la dureté du marc, l'assemblage est loin d'être désagréable, bien au contraire ! Essayez, vous m'en direz des nouvelles ! Ce qui est certain, c'est que notre chanoine cherchant à accueillir ses visiteurs dignement dans les majestueuses cuisines du palais ducal, adapta cette brillante formule. Un tiers de liqueur de cassis toujours, mais cette fois, deux tiers d'aligoté. Un cépage blanc moins souple que le chardonnay, merveilleusement assouplit par le sucre et l'arôme puissant des petites baies noires.

Je n'oserai vous affirmer comme les mauvaises langues que ce choix fut fait parce que l'aligoté d'autrefois était si vert qu'il était imbuvable autrement ! Je ne vous certifierais pas plus qu'on ne savait que faire alors de ses excédents de productions. Sans doute trouverions-nous un soupçon de vérité dans ces affirmations si nous avions le temps d'approfondir le sujet, mais qu'importe cette vérité. Les historiens nous ferons à leur tour et très justement remarquer que la municipalité Barabant remplaça le champagne trop coûteux et bien peu Bourguignon dès 1904, par ce cocktail couleur local franchement plus économique. Barabant n’ayant sans doute reprit là qu’une recette populaire dont gargantua lui-même se délectait déjà au XVe siècle ! La légende ingrate ne retient elle, que le nom de Kir.

Néanmoins, n'essayer plus aujourd'hui de marier un tiers de bonne liqueur de cassis riche en fruits, avec deux tiers d'aligoté soigneusement vinifié par nos vignerons. Le résultat serait à n'en point douter décevant. On se contentera grosso modo d'un cinquième de liqueur, le reste d'un bon aligoté.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Buste du Chanoine Kir

A découvrir également en chemin sur ce sentier