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A découvrir en chemin : Les moulins

1Moulins de Plombières

Deux bras de l'Ouche traversent la cité. Le bief qui passe au centre, creusé à bras d'hommes, alimentait les nombreux moulins. Il ne subsiste du moulin Tamiset, que la voute qui enjambe le bief. Il fut d'abord une papeterie connue au XVe. Suite à la Révolution, la papeterie ne pouvant plus honorer ses dettes est vendue en 1807. En 1810, une filature de coton s'installe dans les bâtiments. Plus loin s'activaient le moulin à blé, puis le moulin Bruan. Au XV ou XVIe, l'abbaye Saint-Bénigne avait transformé un moulin sur l'Ouche en papeterie, dirigée par Michel Dairet. La demande augmentant, l'abbaye Saint-Bénigne construisit une seconde papeterie sur l'Ouche, au début du XVIIe à Bruan (ou Bruant/Bruand), à la limite de commune avec Dijon. (Depuis 1548, l'abbaye possédait également la papeterie de Velars-sur-Ouche).

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Bief de l'Ouche en hiver

2Anecdode

Parmi les événements marquants de la vie de papetiers, on relève cette anecdote : Le 12 septembre 1700, Jean Raille, fils d’un papetier de Plombières, paralytiques des deux jambes, fut amené à l’abbaye de Flavigny. Après qu’il eut fait une prière à Sainte Reine, il se sentit guéri radicalement. Ce miracle est certifié par cinq personnes de Plombières et six des plus notables de Flavigny.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Abbaye de Flavigny-sur-Ozerain

3Un peu d'histoire

Plus en aval encore, le moulin Vesson (Vaisson) et le foulon disparurent également. On construisit également un moulin à pomme de terre en 1817. Plombières fut à la pointe des techniques en matière de moulins. L'histoire locale des moulins remonte au XVe avec la permission de construire "un aguseur" ou deux avec roues et rouets dans une nouvelle maison (aguseur = moulin à aiguiser/rouet). Les traces d'un premier moulin à grain et du foulon datent du XVIe. Le siècle suivant, un texte précise que "Les habitants sont tenus de moudre leur grain au moulin du seigneur", auquel ils payent "une chopine par mesure de bled à faire pain bis et une pinte par mesure de bled à main de boulanger propre à faire pain blanc et autant par mesure d'orge". Les moulins sont rénovés au XIXe et un article du Progrès de Lyon en 1880 nous éclaire sur le modernisme des installations : "Des moulins" à cylindres viennent d'être montés dans la magnifique usine de Plombières-lès-Dijon qui avait déjà, en 1852, inauguré dans nos pays, le système des moulins mixtes, c'est-à-dire à eau et à vapeur. Ces moulins à cylindres, construits sur le modèle de ceux de BudaPesth par une société française, sont aujourd'hui en pleine activité. La presse ne pouvait rester muette devant les merveilleux résultats obtenus à Plombières, non pour faire une "réclamation" dont les produits de Plombières n'ont nul besoin, car à bon vin, pas d'enseigne. Mais pour que l'on sache bien que nos grands industriels sont sur la brèche et ne se laissent pas distancer par ceux des nations rivales. C'est leur manière à eux de travailler au relèvement de la France". Le moulin à grain qui fut aussi moulin à moutarde, sera occupé en 1923 par la Société bourguignonne des cacaos, la Soboca, spécialisée dans la couverture du chocolat, puis par ADM Cocoa.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Plombières-lès-Dijon