Circuit des roches de la Digeanne

A découvrir en chemin : Saint-Broing-les-Moines

1Un peu d'histoire

Trace visible d'une époque lointaine, une voie romaine reliant autrefois Beneuvre à Châtillon-sur-Seine traverse le plateau au nord. Pourtant, le parcours parfois sinueux, repéré seulement partiellement, quitte régulièrement les hauteurs pour se glisser dans les combes, laissant les spécialistes évoquer un itinéraire celtique. Les sanctuaires d'Éssarois et du Tremblois remontant à l'époque gauloise que l'on trouve plus loin le long du tracé pourraient confirmer cette hypothèse. Faute d'études suffisantes, on retient souvent le nom de voie antique.

Après la Révolution, la commune changea plusieurs fois de nom, devenant Saint Broing-les-Roches, Broin-les-Roches, sans doute en référence à la gorge sauvage où se glisse la rivière, Broing et enfin Fontaine-les-Roches.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Saint-Broing-les-Moines

2Eglise et mairie-école

Au cœur du village, l'église Saint-Bénigne fut reconstruite au XIXe en conservant un clocher du XVIIIe. On y pénètre par un beau portail sur le côté duquel se dresse un houx imposant. Sur la gauche de cet arbre, une pierre d'angle de l'église porte les noms du maire, du conseil municipal et du curé que la posèrent en juin 1834. En étant observateurs, vous croiserez souvent ces pierres gravées encastrées dans les murs du pays Châtillonnais.

Contre la mairie-école XIXe voisine, une tour octogonale accolée reste le dernier vestige d'un prieuré XVe de Bénédictins de l'abbaye de Molesmes, qui donna le surnom de "Moines" au village. "Saint Broing" serait une déclinaison de saint Bénigne, un saint Bourguignon que l'on retrouve jusque dans la capitale des ducs de Bourgogne. À Dijon, la cathédrale Saint-Bénigne côtoie le musée archéologique aménagé dans l'ancienne abbaye.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Eglise de Saint-Broing-les-Moines
Pierre gravée

3Lavoirs-abreuvoirs

Deux lavoirs-abreuvoirs équipés de bacs pour laver debout ont également été construits au XIXe,  celui du centre fier de ses cinq arcades, le second n'en compte que  trois mais profite tuiles "violon". On croise dans les rues voisines une fontaine avec abreuvoir et bac à laver, un grand abreuvoir en U avec puits et fontaine et enfin, la fontaine XIXe de la place centrale. On trouve encore dans le village une maison avec un four à pain et une petite maison couverte de laves fière d'un joli linteau de porte. Un détour au cimetière nous fait découvrir la jolie chapelle de la famille Chalopin Deschamps et une belle croix très ouvragée érigé par la même famille dont le socle porte un bas-relief.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Lavoir et tour du prieuré

4Les établissements Mathiaut S.A.

Les hangars des établissements Mathiaut S.A. spécialisés dans la construction métallique dominent le bourg. L'histoire commence quand Marcel Mathiaut reprend l'atelier de maréchalerie de son beau-père en 1946. Il invente un célèbre système de freinage pour les remorques agricoles avec verrouillage par crémaillère connu des agriculteurs de la France entière sous le nom de "levier à main", produit à plus d'un million d'exemplaires ! L'entreprise se développera avec la fabrication et la commercialisation de matériels destinés aux petits exploitants, puis de la sous-traitance. En juillet 2003 Patrick Mathiaut succèdera à son père. Aujourd'hui équipées pour le Fluoperçage et la découpe laser, les installations revendiquent des compétences dans la serrurerie dite "haute couture".

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.

5L’ancien moulin

Au nord-est, l'ancien moulin comptait jadis trois roues et une turbine produisant du courant électrique dès 1925, avant le village lui-même. Elle ne pouvait cependant fournir de l'énergie que pour quelques ampoules. Les bâtiments cachaient jadis trois roues et une turbine.  Cet ancien moulin banal du XIIIe du prieuré de Molesmes ne laisse ses premières traces écrites qu'en 1423. Vendu après la Révolution, acquit au milieu du XIXe par la famille Chevallier Valentin, il tournera jusqu'en 1955. Les deux guerres marquèrent les lieux. Le meunier perdit son fils ainé en 1914, une cinquantaine de réfugiés y furent abrités durant l'exode de 1940 puis un bombardement souffla les toitures en 1944. De nos jours, les meules inutilisées depuis des années dorment paisiblement. Contrairement aux roues bien abimées, le mécanisme avec ses engrenages en buis a résisté aux affres du temps, des dents de rechanges étant même prêtes à remplacer les plus fatiguées.  L'étang du moulin est aujourd'hui menacé suite à la politique de destruction des ouvrages hydrauliques pour rétablir la continuité naturelle des cours d'eau.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Saint-Broing-les-Moines
Le moulin

6La Ferme des 100 blés

Au départ de votre circuit, juste avant de plonger vers la Digeanne, la Ferme des 100 blés, dissimule un moulin Astrié à meule de pierre préservant le germe des grains de blé et un four à bois. Un Vous pourrez le visiter et déguster d'excellents pains bios cuits sur place. Une belle manière de clôturer une balade.

En amont du moulin, dans de petites falaises bordant la rive droite de la Digeanne, on découvre, noyés dans les broussailles, quelques abris sous roches et  une modeste grotte, le Trou du Diable. Presque en face, sur l'autre rive du torrent, on déniche d'anciens rouissoirs.

Citons encore la Bergerie, au sud, et Villarnon, au nord-ouest, déjà connu au XIVe.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
saint-broing-les-moines

A découvrir également en chemin sur ce sentier