De Salmaise à l'hermitage

A découvrir en chemin : Salmaise

1L'église romane

Depuis le belvédère de la Roche Fendue, le village perché au-dessus de la vallée de l'Oze semble accroché à la montagne. 

Dédiée à la Vierge, l'étonnante église romane dont les parties les plus anciennes remontent aux X-XIe, fut plusieurs fois remodelée, notamment aux XV et XVIe, et a fait l'objet de fouilles très intéressantes. Elle fut tout d'abord, l'église d'un prieuré de l'abbaye bénédictine Saint-Bénigne de Dijon. Partie la plus récente, la nef néo-gothique qui lui donne une curieuse allure, ne date que du début du XXe. Une nouvelle entrée était prévue côté vallée à l'extrémité d'une longue volée d'escaliers. Mais faute de financement, les travaux furent arrêtés et le portail inaccessible transformé en fenêtre. À l’intérieur, on découvre un gisant XIVe et une stèle gallo-romaine dédiée à la déesse Sequana.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Eglise de Salmaise
Eglise de Salmaise

2Le château

L'église est dominée par le château dont l'origine remonte au Xe et qui a subi bien des transformations. Ses fortifications, améliorées au XVe, furent délaissées et la puissante forteresse tomba progressivement en ruines au XVIIIe, avant d'être rachetée et sauvée. Vue du bas, la masse imposante du logis flanqué d'une tour rectangulaire surmontée d’une tourelle octogonale XIVe en impose. Dans la cour intérieure, la chapelle castrale Saint-Marc datée du XIIe, couverte de laves, ne fut rebâtie que dans les années 1990.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Château de Salmaise

3Les curiosités du village

Outre l'église, la place du Champ de Foire s'entoure de nombreuses curiosités locales. Au centre trône une belle fontaine XIXe avec bassin octogonal. Le colombier de l'ancien prieuré attire les regards, tout le contraire de la chapelle XVIe de l’Annonciation bâtie en contrebas, convertie en habitation et seulement identifiable grâce à une plaque. Au nord de la place, un parc abrite une maison de maître (ou pavillon de chasse ?) en pierres et en briques. Une tête d’animal sculptée entourée d’une trompe de chasse en domine l’entrée. À l'opposé, habilement restaurées, les halles XIVe couvertes en laves sont une autre fierté du village. Sur un des piliers, on remarque le blason très fatigué d'un seigneur parti aux croisades, portant un croissant et trois étoiles.

Notons encore en parcourant les rues, l'ancienne mairie école XIXe, de vieilles maisons, un puits partagé entre la population et une propriété. Les deux lavoirs sont alimentés par des gueules de vouivres comme la plupart des autres fontaines locales ou encore une glacière.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Maison de maître
Le village

4Madame Daubenton

Au cimetière, un mausolée édifié au XIXe par Madame Daubenton abrite l'urne funéraire de son fils unique, Henri Versey, représenté en bas-relief. Sous-lieutenant au 151ème régiment d’infanterie de ligne, il fut tué à Dresde (Saxe) en 1813, lors de la retraite des troupes de Napoléon Ier à l'âge de 19 ans. Devant l’entrée du mausolée se trouve la pierre tombale de son père, Claude Versey. Au centre du cimetière est érigée une belle croix sculptée XVIIe.

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Croix sculptée XVIIe

5La légende de la Vouivre

Salmaise est également réputé pour sa Wivre (Vouivre Wivre ou Vivre). Cette sorte de gros serpent couronné d'un diadème avec un énorme rubis, se niche dans un souterrain sous le château, et garde un fabuleux trésor. Si vous vous approchez trop près de son repère, vous sentirez des bouffées d'air, signe que le monstre se réveille. Descendant se désaltérer à la fontaine de Genichey, elle rend l'eau empoisonnée à cause de son venin. Une vilaine femme appelée la "Peutte", qui avait voulu dérober le trésor de la Wivre, s'est vue ravir son enfant par celle-ci, et les écus d'or volés se transformèrent en cailloux. Pour retrouver son enfant, elle dut devenir pieuse et serviable pendant une année, au bout de laquelle la Wivre le lui rendit. Devenue gentille, son surnom fut changé en "Bonnette".

 

Inspiré du livre "Curieux de Côte-d'Or" de André Beuchot.
Gueule de vouivres

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